Arnaque internet — Identifier, vérifier, signaler
Vous avez un doute sur un site, un email ou un SMS reçu ? Vous suspectez une arnaque internet ? Ce guide vous aide à reconnaître les principales fraudes et à savoir quoi faire.
La méthode en 4 étapes
1. Identifiez la cible
URL, email, numéro, profil — peu importe le canal de l'arnaque.
2. Croisez les sources techniques
WHOIS, test SSL, bases de réputation (URLVoid, ScamAdviser, PhishTank).
3. Décidez
Trois signaux faibles convergents = traiter le site comme suspect.
4. Signalez
Alertez les portails officiels (cybermalveillance.gouv.fr, signal-spam.fr).
Les arnaques internet à connaître en 2026
Phishing bancaire
Faux email/SMS de votre banque demandant de valider une opération. Toujours passer par l'app officielle.
Faux sites marchands
PS5 à 99 €, iPhone neuf à 200 €. Si c'est trop beau, c'est une arnaque.
Smishing colis
Faux SMS Chronopost / La Poste / DPD demandant des frais de livraison.
Arnaque sentimentale
Faux profil, déclaration rapide, demande d'argent pour 'voyage' ou 'urgence médicale'.
Sextorsion email
Menace de diffuser des images intimes (souvent bluff) en échange de bitcoins. Ne payez jamais.
Faux support technique
Pop-up Microsoft / Apple. Aucun support légitime ne contacte spontanément par téléphone.
Comment savoir si c'est une arnaque ?
Urgence injustifiée + demande d'informations sensibles + canal inhabituel (SMS, WhatsApp, email perso) = signal d'arnaque dans 95 % des cas.
Que faire si j'ai payé ?
Opposition immédiate à votre banque (chargeback CB possible jusqu'à 13 mois), dépôt de plainte au commissariat, conservation des preuves.
Où signaler officiellement ?
cybermalveillance.gouv.fr, internet-signalement.gouv.fr (Pharos), signal-spam.fr et le 33700 pour les SMS frauduleux.
Arnaque internet — Questions fréquentes
Les principaux : phishing bancaire (faux SMS de livraison, faux conseiller bancaire), faux sites marchands (prix cassés sur produits high-tech), arnaques sentimentales sur réseaux et apps de rencontre, fausses propositions d'emploi, sextorsion par email, et arnaques aux cryptomonnaies. Toutes exploitent l'urgence ou la peur.
Croisez plusieurs sources : l'âge du domaine via WHOIS (whois.com), un test SSL (ssllabs.com), les signalements publics (URLVoid, ScamAdviser, PhishTank). Croisez avec une recherche '[nom du site] arnaque' sur Google et vérifiez les avis Trustpilot.
1. Faites immédiatement opposition à votre carte bancaire. 2. Conservez toutes les preuves (captures, emails, références). 3. Signalez sur cybermalveillance.gouv.fr et internet-signalement.gouv.fr. 4. Déposez plainte au commissariat. 5. Changez vos mots de passe (gestionnaire recommandé).
Cela dépend du moyen de paiement. Carte bancaire : faites une demande de chargeback auprès de votre banque sous 13 mois (taux de récupération 60-80%). Virement : très difficile à récupérer une fois exécuté. Crypto : quasi-impossible. PayPal : ouvrez un litige sous 180 jours.
Plateformes officielles : cybermalveillance.gouv.fr (assistance et orientation), internet-signalement.gouv.fr (Pharos, contenus illicites), signal-spam.fr (spam et phishing email), 33700 (smishing par SMS).
Règles d'or : vérifiez toujours l'URL avant de saisir des identifiants, méfiez-vous de l'urgence (un vrai service ne vous met jamais 24h pour agir), utilisez un gestionnaire de mots de passe, activez la double authentification, et payez en CB plutôt qu'en virement quand c'est possible.
Vérifiez avant qu'il ne soit trop tard
Quelques secondes de vérification peuvent vous éviter des centaines d'euros de préjudice.
Vérifier un numéro